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Le pont endommagé lors de la guerre de 1870

Le 15 septembre 1870, le pont fut volontairement dégradé, comme les onze autres que, dans la région, le génie civil détruisit dans l’intérêt de la défense nationale. L’ennemi en fut considérablement gêné mais ce sont surtout les habitants qui furent pénalisés : le 1er avril 1872, la municipalité de Neuville déclara que la commune se trouvait comme dans une presqu’île, la circulation avec la plupart des communes environnantes étant interrompue.

«Jusqu’au rétablissement du pont, écrit Ferdinand Fouque, il fallut encore passer la rivière en nacelles ou bateaux».

Du 18 au 27 février 1873, le nouveau pont, semblable au premier, fut soumis à épreuve. Le résultat étant concluant, la circulation et le péage furent rétablis dès le 1er mars.

À cette date, la navigation sur l’Oise avait profondément évolué, quantitativement et qualitativement. La Révolution industrielle avait en effet développé une nouvelle géographie économique, laquelle avait besoin de liaisons avec les villes qui consommaient.

Le tonnage et par suite la taille des bateaux durent en conséquence augmenter, le trafic s’intensifia, nécessitant une amélioration de la navigation de l’Oise. La Révolution industrielle fut aussi marquée par le développement de la navigation à vapeur : bateaux à roues, à aubes, à hélice, s’imposèrent lentement. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, c’est la traction des bateaux qui évolua considérablement avec la naissance du remorquage. Sur l’Oise toutefois, où l’on ne pouvait remorquer que de petits convois, le système n’était pas rentable et le halage perdura.

Le rachat du péage à la fin du XIXe siècle

L’accroissement du trafic ne gênait guère les habitants des deux rives, très sensibles, en revanche, à l’aspect psychologique et financier du péage, d’autant qu’en juin 1889, la commune de Cergy avait décidé le rachat du sien.

Les habitants de Neuville décidèrent donc de se cotiser pour en faire autant, et mandatèrent leur Maire, Joseph Cornudet, afin qu’il essaie de trouver une entente avec la municipalité de Jouy. Le rachat du péage de Neuville fut finalement proclamé d’utilité publique le 24 juillet 1893 et le 1er octobre eut lieu la cérémonie officielle, marquée par un plantureux banquet et ponctuée d’un discours dans lequel Joseph Cornudet laissait percer son amertume sur les lenteurs administratives.

Une fois l’euphorie retombée, les problèmes resurgirent, de plus en plus préoccupants, en particulier celui de l’oxydation des câbles, qui mettait la sécurité en péril. Mais un nouveau pont coûtait cher... il faudrait encore attendre près d’un demi-siècle pour qu’un ouvrage solide soit construit !

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